Le CETIC mesure la robustesse du libre
Quality of Open Source Software (Qualoss) est un projet du 6° programme cadre financé par la Commission Européenne. L’objectif est de développer une méthode pour déterminer la robustesse et la capacité d’évolution des logiciels libres. Le CETIC a été chargé de la coordination de ce projet qui implique de nombreux partenaires à l'échelle internationale. (Source : Dechamps F.R., Le CETIC mesure la robustesse du libre, in Citizen-e, sept. 2006)
L'objectif du projet QUALOSS est de développer une méthode pour déterminer la robustesse et la capacité d'évolution des logiciels libres (Free, libre and open source software, FLOSS). Un outil logiciel accompagnera la méthode pour en faciliter l'application sur le terrain. Qualoss se basera sur les codes sources des projets FLOSS de même que sur les informations répertoriées sur le site internet de ces projets qui contiennent des données sur les versions, les bugs, les requêtes de nouvelles fonctionnalités, la participation des développeurs, et aussi les informations partagées entre les développeurs sur les forums de discussions.
Pour construire et valider sa méthode, Qualoss étudiera entre 50 et 100 projets FLOSS. Des études de cas seront menées pour démontrer comment la méthode peut aider les entreprises à améliorer leur rendement. Un grand nombre d'organisations sont encore réticentes à l'idée d'utiliser des logiciels libres, constate le CETIC. Cette peur émane souvent de questions liées à la qualité de ces logiciels et à la capacité de support fourni par la communauté des logiciels libres. Grâce à Qualoss, les entreprises pourront consulter un catalogue pour y sélectionner les composants libres correspondant le mieux à leur attentes d'une point de vue qualitatif. Si un composant ne fait pas partie du catalogue, l'entreprise pourra en commander l'étude ou l'étudier elle-même sur la base de la méthode Qualoss. Le CETIC souline aussi que l'utilisation ou la migration vers le libre à un coût. Contrairement aux idées reçues, estime le centre, la plus -value du logiciel libre n'est plus sa gratuité, mais sa capacité à distribuer la connaissance et à générer des emplois locaux.